lundi 30 mai 2016

Devenir molécule


On me dit qu'on la choisit
Sa topographie 
Naitre troisième dans une famille de six
Opter pour un noyau 2 parents 2 flos
Être premier et dernier, solo famille mono 

Tu te frottes coinces aimes chiales soutiens compares et chill
Dans une talle plus ou moins fonctionnelle
Ou tu passes maitre à l'art de t'amuser tuseule, le luxe de la rêverie
A mommy just for me

But where is everybody

Sans planif sans stratégie
Ça te façonne un mode de vie
Ta façon d'être au monde, la pente de ton penchant
Dis-moi si c'est naturel comme respirer d'être relié, es-tu pilier de tribu
Es-tu de masse proton ou neutron, bien à ta place au centre
De tes familles atomiques
Es-tu électron libre sautillant, bougeant plus vite que vent
Sans densité, champ de probabilités, nous disent les quantiques
Oeuvrant toujours en périphérie
Allo-bye-it-was-lovely


*
Comme pour la petite fille unique avec ou sans broche
Qui se mûrit démêle et s'enchevêtre la caboche
Ses jours s'égrainent sur fleuve tranquille en terre éclatée
Dieu merci pour les camps d'été
À intensités variables et des années durant
Un parfait terreau à tiraillements

Tiraillée entre aller voir le monde
Aller jouer dehors 
Viens voir le monde, le monde veut te voir
Ou doucement disparaitre, filer.
Désir ardent de connecter, avec elles avec eux
Petits malaises annonçant le sauve-qui-peut
Monture à deux ou quatre roues
Toujours à la porte, au garde à vous
Prête pour la grande échappée, le calme familier
Laisser derrière les maladresses les détours obligés

Côtoyer les amis oui. Bains d'amour bains de foule aussi.
La configuration par défaut demeure cependant
Bouger et vivre seule comme penchant dominant

Mais kekchose s'annonce depuis un boutte
Avec cette manie de dire oui à toute
D'électron libre je suis à

Devenir molécule
Vous me trouverez ici.

Vivre l'isolée du radical recueillement, se faire décoiffer par le vent
Développer de nouveaux réseaux, repos sur bord de l'eau
C'est ce qu'il fallait on dirait
Pour apprécier d'être reliée
Pour avoir faim d'être en lien


*
Passé une fin de semaine retentissante de vie fun convivialité
De familles-molécules j'étais entourée
Des accros de vélo, retrouvailles et amitiés
Gestion de bobos, logistique des repas
Gratitude pour la grande véranda  
Habitués de s'entendre et de ne pas toujours s'écouter
Habitués de fonctionner à même ce tissage serré


*
Un vendeur de cosmic debris me dit que dans ma dernière vie
J'avais sous ma charge des centaines d'enfants orphelins et j'aurais donc décrété pour cette vie-ci : 
Achâlez-moi pas 'stie!

À toute charge karmique sa date d'expiation
Mon Âchale-moi pas se transforme en Come to mama
Be careful what you wish for?
No, too careful I won't be no more






























1 commentaire:

  1. Restes de débris cosmiques

    On a beau dire ou se taire.
    On a beau faire.
    On a beau rire ou pleurer.
    On a beau chercher son soi
    Tel un électron libre sur une courbe asymptote
    On se demande: qui suis-je ?
    Le noyau spatial qui nous a donné naissance n'y change rien.
    Le partage de sa vie auprès d'une autre âme n'y change rien.
    Nous sommes seuls. Tuseuls.
    Nous sommes de poussières qui composent les débris cosmiques de notre être,
    Et nous errons de place en place, voire même en faisant du sur place, peu importe.
    Nous errons à notre recherche parmi d'autres débris cosmiques
    Lesquels se posent la même question et qui (se) cherchent itou.
    Une Riponnaise redeviendra bientôt Montréalaise.
    Transformation radicale entre la campagne et la ville.
    Le cours d'eau rapide se verra soudainement cours de voitures pressées.
    Différents havres au cours d'une vie et rien ne l'arrête.
    Nouveaux débris cosmiques à connaître, à aimer.
    Vieux et anciens débris à ne pas oublier.
    Tout cela se passe dans nos jolies têtes, entre deux oneilles.
    On traîne son corps partout et il suit la pente de son penchant naturel.
    Une pente conduit aussi vers le haut, tout comme le penchant.
    Faut toutefois éviter l'écueil de Sisyphe.
    Ce ne sera pas ton cas, j'en suis serpuadé. Rires.

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