lundi 29 août 2011

bull's eye!

***


échange spontané entre une petite fille de 3 ans
et sa voisine d'âge oh-so-ripe!



c'est quoi ton nom?
m...

c'est quoi le nom des autres personnes dans ta maison?
y'en n'a pas d'autre. j'habite seule.

tu dors seule?
oui.

t'as pas d'amoureux?
non...
mais j'aimerais ça!

tu sais tu peux...mumblemumble...rasp...mumblemumble...



!?!
impossible de capter les mots de sagesse qui furent offerts à ce moment-là. tout en parlant la petite rouquine s'essayait à enjamber la clôture le souffle saccadé. la oh-so-mure voisine fit un petit signe de tête comme si elle avait compris et s'enligna vers la maison avec ses sacs d'épicerie.























léger regret, de ne l'avoir pas fait répéter. elle semblait si heureuse d'offrir son feedback gratis. un bout de sagesse pré ou post-berceau. son ton très

matter-of-fact.

mardi 23 août 2011

goddesses in the midst of mist































in the midst of mist
goddesses don't miss


a chance to turn around
with cold air humid tops and wet pants
the deep water too far at low tide
a walk automatic
after the great run of the lionnesses

freedom to run
to stand still
to stop and turn right back

to go the contemplative way
chlorophyll drunk and moss caressing
or to jump over ancient rocks and peeing friends
fire water playing on solid ground
heart pumping
breath breathing
perceiving




naturally blessing
*
*
*



samedi 13 août 2011

beige beauty, l'élan de vivre et jurons samouraï

l'ordinaire
en pleine vue

fier!

what you see is what you get.



je remarque que même les plus modestes cabanes sont bien entretenues. le gazon tondu, quelques fleurs délicates ici et là, arbustes, conifères. beaucoup d'espace pour le(s) char(s) et autres appareils motorisés. pour le(s) gazebo(s), tente(s) moustiquaire(s) et autres astuces pour être confortable dehors et vaquer à toutes ses occupations.












 












c'est une première expérience à prendre soin d'une cour, d'un bout de Terre. je fais la connaissance d'arbustes, de mélèzes, d'herbe douce, d'herbe coriace. le blanc des marguerites qui poppe ici et là. tout pousse pousse, pousse très vite. la haie lance des branches fonceuses dans toutes les directions solaires. la forêt gagne du terrain sur la petite cour. les pissenlits s'incrustent solidement entre les dalles de parterre. érosion des cordes de bois qui prennent l'eau, le feu plus fumée que flamme dans un crépuscule à 99% d'humidité. l'élan de vie! les bouleaux et les rosiers font des p'tits bébés partout autour d'eux. ma cour est terrain de chasse plein de promesse pour les 3 chats du voisinage. ils se tolèrent mutuellement (most of the time) et s'alternent au guet des souris suisses canards. 


















avec une vieille tondeuse électrique, de vieux ciseaux rouillés, mes bottes de marche que je ne veux pas salir complètement (come on!), mon manque d'expérience à tout ça...

et que dire de mes expériences à fendre le bois!
fou-rires solitaires, jurons, cris du samouraï udhiyana bandha, poignets meurtris et choc d'un coup de hache manqué qui réverbère dans tout mon squelette, la #$%$%@# de bûche qui r'vole à l'autre bout, la hache qui pèse une tonne...

oui. plein d'occasion à ne pas se prendre au sérieux, à se réessayer déjà plus humble (et brulée) et à ressentir beaucoup de respect pour les propriétaires de tous ces petits bungalows beiges, entretenus avec un soin quotidien (et un know how) évident.