un premier printemps naissant! effluves d'une journée chaude comme c'est pas permis à rimouski_ qu'on me dit. retrouver l'asphalte à bicyclette, crevasses et accotement de garnotte. sans l'arrogance de l'auto ya une nouvelle sensibilité cardio: topographie et force du vent. la trail du littoral inaccessible, encore trop de neige dans les sous-bois.
j'ose
décalfeutrer la porte qui donne sur le grand balcon blanc. orientation plein sud, haut perché au top de la rue en pente, vue sur l'immensité. fleuve éthéré aujourd'hui, des masses d'humidité se soulèvent et brouillent les distinctions eaux terres horizons.
mes premiers mots de l'année écrits
dehors.
salade, cheese toasts et comment réduire vos impôts sur tapis de yoga.
viparita karani siesta jambes nues appuyées sur mur bleu marin.

un peu plus tard
en bas de la pente.... tramonto. plage du rocher-blanc. des corridors d'air chaud contrastent enivrent dans l'air frais du soir. à marcher sur la grève dénudée, je traverse maintes fois hiver printemps été.
dans le creux de décembre le soleil se couchait au bout de la rue. maintenant il se couche plus franc à l'ouest direct dans le fleuve_ sur les escoumins.
une joie de voir
la luminosité fluctuer à vue d'oeil
les préoccupations arriver et passer
les réflexions évoluer s'approfondir s'hara-kirir
your take on life naître et mourir
une vision claire apparaitre et nextthingyouknow disparaitre aussitôt
à ne rien rejeter voir tout passer
à reprendre du poil de la bête
se sentir au coeur du party prête pour la fête!
